Le bol tibétain

Un son clair et riche retentit et vous voici imprégné de vibrations profondes et envoûtantes : le chant du bol tibétain s'élève, emplit l’espace, invitant à la relaxation et à la méditation. On obtient ces sonorités intenses en frottant ou en heurtant un maillet sur sa surface composée d’un alliage de 7 métaux. C’est assurément le plus zen des accessoires de yoga. Voici comment choisir votre bol chantant, comment le faire chanter, profiter de ses effets harmonisants et comment l’entretenir. Aucun doute, l’utilisation du bol tibétain n’a pas fini de vous ravir.

À quoi sert un bol tibétain ?

À l’origine, il y a 5 000 ans en Inde, les bols tibétains avaient un but utilitaire, tout simplement alimentaire. Ils étaient alors en bois ou en pierre. L’objet au cours du temps a pris une dimension spirituelle et guérisseuse en passant entre les mains des chamanes, puis en rythmant les cérémonies des moines bouddhistes. On en trouve aujourd’hui en provenance du Népal, du Bengale, de l'Assam ou de l’Orissa.

La subtilité polyphonique du bol chantant est utilisée pour entrer ou sortir de séances de yoga, de relaxation ou de méditation. Le son riche et pur qu’il émet favorise un état profond de bien-être et de calme. Il améliore l'ancrage dans l’instant, apaise le mal-être, les douleurs et les troubles du sommeil. Il agirait aussi sur les troubles de l’audition. Ces effets seraient dus à l’élévation de nos fréquences vibratoires, le son entrant en résonance avec l’eau qui compose notre corps (65 %) jusqu’au cœur de nos cellules. C’est aussi un outil de purification et de nettoyage énergétique. En Feng Shui, il a pour fonction d’harmoniser les lieux de vie et les personnes qui les occupent.

Généralement en métal, le bol traditionnel peut être lisse, martelé ou gravé de motifs symboliques. Fleur de lotus, nœud sans fin, œil de Bouddha, symbole Om, mandalas ou mantras auront alors pour fonction d'être activés par le chant du bol.

Comment choisir un bol tibétain ?

Faire le choix d’un bol tibétain est tout sauf anodin. Chaque bol est unique par ses composants, sa forme et sa taille. De par ces éléments, chaque bol émet un chant qui lui est propre. Au moment de votre premier contact avec le bol, soyez à l’écoute de vos sensations. Laissez le son vous transporter, parler avec vos émotions, pour ressentir si ce bol est pour vous.

Le bol chantant tibétain aux 7 métaux

Un vrai bol traditionnel tibétain est fabriqué à partir d’un alliage de 7 métaux, qui sont dans l’ordre : l’or, l’argent, le mercure, l’étain, le cuivre, le fer et le plomb. Ce sont ces matériaux et leur pourcentage de répartition, il peut y avoir de 2 à sept métaux, qui procurent au bol toute l’unicité et la richesse de ses notes. Le chiffre sept est symbolique et se réfère aux sept jours de la semaine, aux sept astres visibles du système solaire (Dans l’ordre : Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Saturne, Jupiter) et aux sept chakras (centres énergétiques du corps dans la tradition indienne) qui sont le chakra racine, le chakra sacré, le chakra du plexus solaire, le chakra du cœur, le chakra de la gorge, le chakra du 3e œil et le chakra couronne.

Le bol tibétain traditionnel en métal peut aussi se substituer à un bol cristal thérapeutique dit aussi vaisseau de cristal. C’est un objet plus récent fabriqué en poudre de quartz. Plus légers, plus faciles à manipuler, mais plus fragiles, les bols de cristal sont très utilisés en soins énergétiques pour des massages sonores (On en parle plus loin.).

Les différentes tailles de bols de méditation

La sonorité du bol est variable selon son épaisseur et ses dimensions. Plus le bol est grand, plus le son est puissant, profond et grave, et inversement pour le plus petit bol, les notes seront plus hautes.

Le petit bol

Léger (en dessous de 500 g), le petit bol (entre 8 et 12 cm) tient confortablement dans la main. Il produit un son plus aigu, plutôt stimulant qui travaille sur les énergies. Il est favorable à la concentration et fait monter en méditation. Il agit sur le mental, les émotions et les chakras supérieurs, troisième œil et couronne. Il est efficace pour la purification et l’harmonisation d’un lieu et des personnes qui l’occupent. Il clôture agréablement une séance de yoga. Voici un petit bol tibétain de très belle qualité.

Le grand bol

Le bol de grandes dimensions se pose au sol sur un coussin adapté, comme ce grand bol tibétain qui fait plus de 27 cm de diamètre. Le poids de ce type de bol (qui peut dépasser 10 kilos) ne permet en effet pas de le tenir dans la main. Le grand format, avec ses basses profondes et sa longue durée de note résiduelle, fait intensément vibrer le corps physique. Il ancre, met en fréquence avec la terre et équilibre en particulier les premiers chakras. On peut amplifier ses effets sur le chakra de la racine en le plaçant entre les jambes. Il a un effet antalgique en massage sonore. Les très grands modèles (à partir de 35 cm) permettent d’y mettre les pieds, pour un profond travail d’ancrage.

Le bâton ou la mailloche

La mailloche est inséparable du bol, c’est elle que vous tenez pour le faire chanter, bien que vous puissiez le faire aussi au doigt. Il y a plusieurs sortes de bâtons, de différentes tailles et proportionnels à la taille du bol. La mailloche peut être tout en bois ou recouverte à une extrémité de feutre ou de cuir qui donne un son plus doux et plus pénétrant, tandis que le côté bois sera plus percutant et la tonalité plus haute. On peut ainsi élargir la palette de chants du bol.

Comment utiliser un bol tibétain ?

L'utilisation d’un bol tibétain est un moment de détente et de calme. Installez-vous confortablement sur un zafu de yoga dans un lieu agréable. Munissez-vous du bol et du maillet qui l’accompagne et préparez-vous à vous laisser porter par son chant.

Faire chanter un bol tibétain

Posez le bol chantant sur la paume de votre main ouverte. Les doigts écartés ne touchent pas les bords métalliques. Pour faire connaissance avec votre bol, commencez par le faire sonner. Puis, avec attention et patience, vous découvrirez tout son potentiel en le faisant chanter.

Faire sonner un bol

Tenez votre mailloche du bout des doigts par une extrémité, pour la faire se balancer de son propre poids à la manière d’un battant de cloche. Heurtez parallèlement l’extérieur du bol. Écoutez, fermez les yeux si vous voulez et ressentez la vibration jusqu’à ce qu’elle s'atténue. Vous pouvez attendre qu’elle s'arrête et laisser le silence s’installer. Comme le silence après du Mozart est encore du Mozart, le silence après le chant de votre bol est encore son chant : la vibration continue hors de votre champ auditif. Vous pouvez occasionnellement enchaîner plusieurs frappés, rythmés par de longs intervalles. Autre variante, heurtez le bol aux emplacements des points cardinaux pour diffuser harmonieusement les sonorités dans la pièce.

Faire chanter son bol

Frottez votre bol chantant sur le bord extérieur en tenant votre bâton verticalement et en engageant tout le bras, et non le poignet seul. Au réveil du chant, il faudra trouver la vitesse de rotation pour tenir la note sans faire vibrer le maillet. Sinon, parvenu à son “point de saturation”, le bâton s’écarte seul du bol. Jouez avec le son en modulant l’allure de frottement, mais aussi l’inclinaison, la légèreté ou la fermeté de votre prise sur la mailloche, sa position dans la hauteur du bol. Vous variez ainsi à l’infini les effets vibratoires.

Faire un massage sonore

Pour aborder un massage sonore, il faut une deuxième personne qui sera le massé ou le masseur. Vous pouvez enchaîner les deux massages suivants en commençant par l’avant du corps.

Massage de l’avant du corps : debout ou allongé sur le dos, posez la base du bol au bas du corps, soit aux pieds soit dans la zone du premier chakra pour faire sonner ou chanter le bol. Dans le cas particulier du massage, on peut heurter l’intérieur du bol, pour un effet plus intense. Frappez une fois et attendez la fin de la vibration. Puis montez et recommencez ainsi jusqu’au chakra de la gorge.

Massage du dos : allongé sur le ventre ou debout, pratiquez de la même façon en débutant sur la nuque pour descendre zone par zone (le nombre de zones dépend de la taille de la personne et du ressenti du massé ou du masseur jusqu’au sacrum.

Comment nettoyer un bol tibétain ?

Le bol chantant est réceptif à votre humeur ou à l’atmosphère du lieu. Ainsi, par exemple, il chante mieux quand il est chaud. Pour donner plus d’ampleur à son chant, frottez-le entre les paumes ou placez-le quelques instants au soleil. Protégez-le des chutes, car le métal peut se fendre, le rendant hors d’usage. Il faudra alors l’enterrer pour qu’il revienne à sa source.

Vous l’avez sans doute compris, un tel bol ne s’astique pas comme un mug de petit-déjeuner. Avec le temps, il se patine et c’est ce qui fait sa beauté. Il se nettoie donc peu. Passez juste un linge humide de temps en temps. Si nécessaire, vous pouvez le laver à l’eau et au savon ou avec du vinaigre blanc. L’important est de bien le sécher pour éviter qu’il ne rouille.

En faisant chanter régulièrement votre bol tibétain, vous prendrez peu à peu l’habitude et vous saurez développer toujours plus la palette de ses notes.  

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